On m’a expliqué calmement pourquoi ce type d’acte relève d’un médecin et pas d’un institut. J’aurais aimé recevoir ce récapitulatif par écrit sans avoir à le demander moi-même.
N.Eysines
Qui a le droit
Qui peut détatouer est la question la plus utile à poser avant de payer quoi que ce soit, et c’est aussi celle sur laquelle circulent le plus d’informations fausses, y compris de bonne foi. Voici les textes, et ce qu’ils disent exactement.
Ce que cette page vous donne
L’arrêté du 6 janvier 1962 fixe la liste des actes médicaux qui ne peuvent être pratiqués que par des docteurs en médecine. Son article 2 réserve, au 6°, « toute abrasion instrumentale des téguments à l’aide d’un matériel susceptible de provoquer l’effusion du sang ». C’est sous cette qualification que le Haut Conseil de la santé publique range le détatouage au laser.
Dans son avis du 15 décembre 2020, le HCSP écrit que « la réglementation est claire concernant le détatouage par laser en le classant parmi les actes strictement médicaux ». Sa recommandation n° 5 demande de réserver aux médecins tout acte de détatouage.
Un second alinéa du même article, le 4°, réserve aux médecins tout acte de physiothérapie aboutissant à la destruction des téguments. C’est celui que le ministère chargé de la santé a invoqué, dans une réponse parlementaire du 1er septembre 2015, à propos du détatouage par électrodermographe.
Si un doute subsiste sur une offre que vous avez vue, décrivez-la, cela mérite une réponse avant un rendez-vous.
Décrire ma situationDans quels cas
Savoir qui peut détatouer se joue là : un institut de beauté peut légalement poser un maquillage permanent et, depuis 2024, pratiquer l’épilation au laser après formation. Le détatouage ne figure dans aucune de ces deux ouvertures.
Le HCSP décrit précisément cette situation : pour les détatouages dits chimiques, « il s’agit essentiellement de tatoueurs et plus rarement d’esthéticiennes ». Il recommande d’interdire ces produits.
Le HCSP indique que les détatouages au laser sont réalisés « dans des établissements de santé ou des cabinets médicaux libéraux », par des professionnels de santé formés, « quasi exclusivement des dermatologues, mais aussi des médecins esthétiques et des chirurgiens plasticiens ».
Le fond du sujet
Ce décret a ouvert aux infirmiers diplômés d’État et aux personnes qualifiées pour exercer l’activité d’esthéticienne, après une formation spécifique, les actes d’épilation à visée non thérapeutique réalisés à la lumière pulsée intense ou au laser. Le champ d’application est écrit noir sur blanc dans le code de la santé publique : il vise l’épilation, et rien d’autre. Le détatouage n’y est pas mentionné.
L’arrêté du 24 mai 2024 a abrogé le 5° de l’article 2 de l’arrêté de 1962, celui qui portait sur l’épilation. Le 4° et le 6°, sur lesquels repose la qualification du détatouage, sont restés en vigueur. Écrire que le détatouage laser s’est ouvert en 2024 est donc une erreur de droit, pas une nuance.
Les lasers de détatouage appartiennent tous à la classe 4 des risques du matériel optique, la plus élevée. Le HCSP en tire une conséquence directe : ils « ne peuvent donc être achetés et utilisés que par des médecins », qui doivent être formés à leur manipulation et aux risques de surdosage d’énergie.
Plusieurs pages commerciales du secteur rattachent l’encadrement des lasers de classe 4 à un décret du 15 mars 2019. Vérification faite au Journal officiel, ce décret porte sur les dispositifs simplifiés de déclaration des cotisations sociales. Il n’a aucun rapport avec les lasers, et le citer ne prouve rien.


Images d’illustration générées. Elles montrent du matériel et de la matière ; elles ne rendent compte d’aucune personne, d’aucun cabinet et d’aucun résultat.
Comment ça se passe
La première question à poser est simple : la personne qui tiendra la pièce à main est-elle docteur en médecine ?
Protection oculaire pour tout le monde, signalisation de l’usage du laser à la porte, matériel entretenu. Le HCSP énumère ces points ; ils se constatent à l’œil.
Le laser employé et sa longueur d’onde se disent. Le HCSP publie la liste des lasers adaptés au détatouage et indique que l’usage d’autres types n’est pas recommandé.
Les tarifs doivent être affichés, et l’information sur les frais est un droit du patient avant l’acte.
Poser la question du statut avant la première séance vous coûte une minute, et parfois bien davantage ensuite.
Demander un rappelOù la demande est transmise
Chaque commune a sa page, avec sa distance au centre de Bordeaux, son orientation et ses communes limitrophes. Si la vôtre n’est pas listée ici, elle figure sur la page du secteur.
Le périmètre, sans ambiguïté
Le budget
La question du droit de pratiquer et celle du prix se croisent : une offre nettement moins chère que les autres est souvent une offre qui n’est pas au bon endroit du cadre.
Aucun barème officiel n’existe, les honoraires sont libres, et l’acte n’est pas remboursé par l’assurance maladie.
Les tarifs doivent être affichés en cabinet. Une prestation qui n’affiche rien nulle part est un signal, indépendamment de son montant.
Qui intervient
Nous mettons en relation les particuliers avec un médecin habilité à pratiquer le détatouage au laser à Bordeaux et dans les communes voisines.
Sur ce sujet comme sur les autres, ce site ne pose aucune indication et n’examine personne. Il transmet ce que vous écrivez, et il vous donne d’avance les questions qui rendront la consultation utile.
À lire aussi : le détatouage sans laser et la question du prix d’un détatouage .
Retours reçus
Moyenne de 4,5 sur 5, sur 17 avis reçus ; 3 d’entre eux ci-dessous.
Ces retours portent sur la prise de contact et sur l’accompagnement, jamais sur un résultat de traitement : aucun avis ne peut valablement en rendre compte, et aucun n’est publié ici.
On m’a expliqué calmement pourquoi ce type d’acte relève d’un médecin et pas d’un institut. J’aurais aimé recevoir ce récapitulatif par écrit sans avoir à le demander moi-même.
N.Eysines
Avant d’appeler, je pensais qu’une esthéticienne pouvait s’en charger. On a pris le temps de m’expliquer pourquoi seul un médecin peut pratiquer ce geste, et vers qui me tourner.
R.Ambarès-et-Lagrave
Un salon me proposait un détatouage sans laser et j’avais un doute. Ici on m’a expliqué pourquoi il fallait s’adresser à un médecin, sans dénigrer personne. Cela m’a évité une erreur.
T.Talence
Ces retours portent sur la prise de contact ; le vôtre commence par une description de votre cas.
Demander un rappelQuestions fréquentes
Le décret du 24 mai 2024 autorise les infirmiers diplômés d’État à réaliser des actes d’épilation à la lumière pulsée ou au laser, après une formation spécifique. Ce texte porte sur l’épilation. Le détatouage relève d’un autre cadre, l’arrêté de 1962, qui n’a pas été modifié sur ce point.
Le premier critère est le statut du praticien : docteur en médecine. Ensuite viennent des éléments observables que le HCSP énumère, protection oculaire pour toute personne présente, signalisation de l’usage du laser, matériel révisé, assurance en responsabilité civile professionnelle. Vous pouvez les demander sans être du métier.
Pas à ce jour. Le HCSP recommandait en 2020 d’en élaborer un, et signalait qu’il existait déjà une charte de bonnes pratiques du groupe laser de la Société française de dermatologie. Aucun guide national n’a été relevé depuis. Nous préférons le dire plutôt qu’invoquer un cadre qui n’existe pas.
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