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Couleurs d’encre : ce que la teinte change pour un détatouage
Le nuancier d’un tatouage n’est pas un détail décoratif au moment de le retirer. Chaque famille de pigment est associée à des longueurs d’onde différentes, et certaines encres cosmétiques peuvent foncer sous le laser. Cette page décrit ce que la source institutionnelle publie sur les couleurs, et la question à poser avant la première séance.
- Chaque affirmation renvoie à une source publique, jamais à une expérience de service.
Une couleur ne répond pas comme une autre
Le point de départ tient en une phrase : le type de laser se choisit en fonction de la couleur du pigment et du type de peau. Ce n’est pas une préférence de praticien, c’est ce qu’écrit le Haut Conseil de la santé publique. Deux tatouages posés le même jour, l’un noir, l’autre vert, ne relèvent donc pas forcément du même appareil.
Chaque longueur d’onde est absorbée différemment selon la teinte visée. C’est pour cette raison qu’une même machine ne couvre pas tout le nuancier, et que certains appareils embarquent plusieurs longueurs d’onde. La question de la couleur n’a donc rien de cosmétique : elle conditionne le matériel qu’il faut avoir sous la main, et cela se vérifie avant de s’engager.
Les appareils que la source retient
L’avis publie la liste des lasers évalués et adaptés au détatouage, avec les couleurs auxquelles chacun est associé. La lire évite de croire qu’un seul appareil ferait tout le nuancier, et permet de poser une question précise plutôt que de s’en remettre à un argument commercial. La voici, telle qu’elle est écrite dans la source.
L’avis ajoute une phrase qui compte autant que la liste elle-même : l’utilisation d’autres types de lasers n’est pas recommandée. Un appareil qui ne relève d’aucune de ces familles n’a donc pas sa place dans un détatouage, quelle que soit la couleur visée et quel que soit l’argument commercial qui l’accompagne.
- Nd:YAG nanoseconde, à 1064 et 532 nm : surtout les encres noires et rouges.
- Alexandrite nanoseconde, à 755 nm : surtout les encres vertes.
- Rubis nanoseconde, à 694 nm : encres vertes et pâles, très peu diffusé en France aujourd’hui.
- Nd:YAG picoseconde, à 1064 et 532 nm, parfois avec une troisième longueur d’onde à 670 ou 785 nm.
- Alexandrite picoseconde, à 755 nm, parfois complété par 1064 et 532 nm.
Indiquez les couleurs présentes dans votre tatouage : c’est l’information la plus utile d’un premier message.
Décrire mon tatouage
Image d’illustration générée. Elle montre de la matière ou du matériel, jamais un résultat de traitement.
Le vert, le cas le plus contraignant
Le vert illustre bien la contrainte matérielle. Il est associé à l’Alexandrite, et au Rubis que l’avis décrit comme très peu diffusé en France aujourd’hui. Un tatouage à dominante verte suppose donc que le cabinet dispose de la bonne longueur d’onde, ou qu’il le dise franchement. La question se pose avant le premier rendez-vous, pas après la deuxième séance.
Les encres noires et rouges, à l’inverse, sont associées au Nd:YAG, dont les deux longueurs d’onde figurent aussi bien en nanoseconde qu’en picoseconde dans la liste. Cela ne signifie pas qu’un tracé noir se traite facilement : cela signifie que l’appareil correspondant est plus répandu. La disponibilité du matériel et la difficulté d’un pigment sont deux choses distinctes.
Les encres qui peuvent s’assombrir
Il existe un effet que personne n’attend et que la source nomme : l’assombrissement de certaines encres, surtout dans les tatouages cosmétiques rouges, marrons et blancs. Autrement dit, une teinte claire posée sur le visage peut foncer sous le laser au lieu de pâlir. Ce n’est pas un incident honteux et isolé, c’est une complication répertoriée au même titre que les autres.
C’est la raison pour laquelle la composition exacte se signale avant la première séance, et non au moment où l’on découvre la teinte obtenue. Un praticien prévenu de la présence d’un pigment rouge, marron ou blanc dispose d’une information que l’examen visuel ne donne pas toujours. Personne d’autre que vous ne sait ce qui a été utilisé le jour du tatouage.
Un mot sur le blanc, souvent employé pour éclaircir un contour ou pour rehausser un motif. Il fait partie des trois teintes que la source cite à propos du risque d’assombrissement, au même titre que le rouge et le marron. Sa présence dans un tatouage cosmétique se signale donc, même quand elle paraît anecdotique à l’œil.
Une encre cosmétique claire mérite d’être signalée d’emblée, avant même de parler de la zone concernée.
Demander un rappelMaquillage permanent, une famille d’encres à part
Le maquillage permanent est un tatouage, l’avis le dit sans détour et écarte le mot semi-permanent, qu’il juge illégitime puisque dès qu’on atteint le derme, le pigment persiste. Or ce sont précisément ces encres cosmétiques que la source cite en premier quand elle décrit le risque d’assombrissement, ce qui en fait le terrain où la question de la couleur pèse le plus lourd : le détatouage des sourcils et du maquillage permanent.
Ce point a une conséquence directe sur la façon de poser la question. Pour un sourcil, une lèvre ou un contour des yeux, la teinte visible aujourd’hui ne dit pas forcément quel pigment a été injecté à l’origine. Le mieux est donc de décrire ce qui a été posé, et pas seulement la couleur que l’on voit.
La question à poser avant de commencer
Vous n’avez pas besoin de connaître les longueurs d’onde par cœur. Une seule question suffit : quelles couleurs contient ce tatouage, et quel appareil leur correspond. Elle se pose au médecin, elle se pose avant la première séance, et elle vaut aussi bien pour un tracé entièrement noir que pour un dégradé chargé de teintes vives.
La réponse oriente le déroulé du traitement, donc aussi ce qu’il représentera au total. Ce site n’affiche aucun tarif, faute de barème publié par une source officielle, mais il explique ce qui entre dans l’addition : ce qui compose le prix d’un détatouage. Un chiffre repris chez un concurrent ne vaudrait rien pour votre cas.
À retenir
Ce qu’il faut emporter de cette page
La longueur d’onde se choisit selon la couleur du pigment : le vert, le noir et le rouge ne relèvent pas du même appareil.
L’avis liste les lasers adaptés et précise que l’usage d’autres types de lasers n’est pas recommandé.
Les encres cosmétiques rouges, marrons et blanches peuvent s’assombrir sous laser au lieu de pâlir.
Signaler les couleurs présentes avant la première séance vaut mieux que de les découvrir au résultat.
Pour aller plus loin : le détatouage des sourcils et du maquillage permanent et ce qui compose le prix d’un détatouage .
Questions fréquentes
Trois questions sur ce point précis
Pas nécessairement. La source associe les encres vertes à l’Alexandrite à 755 nm, ainsi qu’au Rubis à 694 nm, qu’elle décrit comme très peu diffusé en France. Les encres noires et rouges relèvent plutôt du Nd:YAG. Mieux vaut demander de quel appareil le cabinet dispose.
La source cite l’assombrissement de certaines encres, en visant surtout les tatouages cosmétiques rouges, marrons et blancs. C’est un effet répertorié, ce qui justifie d’annoncer la présence de ces teintes avant la première séance plutôt que de la laisser découvrir.
Aucun appareil unique n’est présenté ainsi. Certains modèles picoseconde embarquent plusieurs longueurs d’onde, parfois une troisième à 670 ou 785 nm, ce qui élargit leur champ. L’avis précise en revanche que l’utilisation d’autres types de lasers n’est pas recommandée.
Vérifier par vous-même
Les sources de cette page
- Haut Conseil de la santé publique, avis du 15 décembre 2020Risques des produits et pratiques de tatouage et de détatouage. Corps de l’avis et fiche technique en annexe.
- Règlement d’exécution (UE) 2022/2346Spécifications communes des produits de l’annexe XVI, dont les lasers de suppression de tatouages.
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